Coincée au fond de mon lit

Publié le 3 Septembre 2016

Voilà encore une journée de passée coincée dans mon lit.

Et une soirée qui s'annonce déjà gâchée.

Je devais aller à une pendaison de crémaillère, mais depuis ce matin, j'ai le corps complètement endolori, les muscles de mes jambes et de mes bras se déchirent. Il y a une heure j'ai dû me rendre à l'évidence: je ne pourrai pas sortir ce soir.

Prendre la décision de ne pas honorer une invitation est toujours un moment douloureux, même si je sais que je ne profiterais absolument pas de l'ambiance si je m'y rendais. Depuis que mon SFC s'est gravement détérioré, il y a de cela un an, j'ai dû faire une croix sur ma vie professionnelle et sur ma vie sociale. Je peux, de temps en temps, assister à des soirées entre copines, à condition que cela se fasse chez quelqu'un (où je pourrais profiter d'une chambre si je dois me reposer). Malheureusement, une fois sur deux, je dois annuler. C'est pourtant pour ces moments de détente, d'amitié, de rires, de bonne humeur... que je me bats et que je veux guérir.

Le fait d'être à nouveau seule toute la soirée à ne rien pouvoir faire, alors que la "Anna" d'avant la maladie se serait éclatée comme une folle sur le dancefloor, à bavarder, à raconter des blagues, à goûter aux cocktails, à rencontrer de nouvelles personnes... fait mal. Et me rend tellement triste.

Je peste contre cette maladie qui me prive de tant de choses. Je crie (intérieurement) à l'injustice. Je lui demande ce qu'elle veut. Pourquoi me gâche-t-elle le quotidien Pourquoi m'empêche-t-elle de vivre? Je ne demande pas la lune. Juste d’exercer mon métier, d'avoir mon chez-moi, de voyager... Comme avant. Ou, au moins, de comprendre pourquoi je n'ai pas droit à tout cela.

J'essaie de garder espoir, en me disant que la prochaine fois, je pourrai peut-être sortir. Mais vivre avec le fait de ne jamais savoir comment on se sentira une heure plus tard est difficile. Alors, je plonge sous la couette, je ferme les yeux, et j'essaie d'oublier...

Je sais que je ne suis pas la seule dans cette situation. D'autres malades du SFC sont coincés chez eux ce soir, alors que le weekend bat son plein dans la plupart des maisonnées du pays.

Courage à tous! Je ne sais pas quand, ni comment, mais on s'en sortira!

Rédigé par Anna

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Commenter cet article

Saintonge 06/09/2016 17:41

Bon courage et bravo pour l'optimisme !

Anna 10/09/2016 16:32

Merci pour vos encouragements!