Une danse contre les mauvaises nouvelles

Publié le 20 Septembre 2016

Il est 16h42 et je n'ai rien mangé de la journée.

Mon ventre crie famine mais je ne me sens pas capable d'avaler quoi que ce soit.

Je dois digérer.

Hier, j'ai appris que je n'avais pas été acceptée dans le centre du seul hôpital belge qui propose un accompagnement pour les malades atteints du SFC. Cela fait 6 mois que j'ai postulé pour intégrer ce programme. 6 mois que j'espère. 6 mois que j'attends.

Quand mon médecin généraliste m'a expliqué les détails, j'ai été bouche bée: le stade de ma maladie est apparemment trop avancé. Elle n'en sait pas plus pour le moment. Le centre doit la contacter pour qu'ils discutent...

Cette nuit, j'ai rêvé que mon meilleur ami d'enfance me faisait danser. Autour de nous, tout n'était que souci, chaos, noirceur, méchanceté. Un rayon de lumière nous éclairait et suivait nos mouvements: la danse nous entraînait et nous ne voyions plus ce qui se passait autour de nous. Nous étions seuls au monde. Nous étions bien.

Au réveil, j'étais apaisée. Et prête à reprendre la bataille.

Rédigé par Anna

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